Sci-Fi-Fanblog
Pour tous ceux qui aiment la Science Fiction

nov
27

lhomme-total

L’homme total
John Brunner
éd. Presses de la cité
Futurama

_____________________

Quatrième de couverture

Il s’appelle Gerry Howson. Il est petit, il est laid, il est infirme. Mais il y a dans son esprit une formidable puissance. Elle lui permettra de survivre dans une cité traumatisée par les désordres civils, sillonnée par les forces de l’ ONU, et parfois aussi par des gangsters.
Elle fera de lui le thérapeute numéro un d’ Oulan Bator, où se regroupe l’élite d’une bien surprenante” Organisation Mondiale de la Santé”. Elle sera sa seule arme lorsqu’il s’aventurera dans des contrées où l’on n’accède que par la pensée, et où s’affrontent barbares, tigres, dragons et magiciens.
Mais cette puissance est aussi une malédiction, et la tentation de s’ abîmer volontairement dans la folie, et de mourir immobile, les yeux ouverts, et de la poussière aux lèvres.

Sur un thème classique- la télépathie- John Brunner, dont on n’a pas oublié Tous à Zanzibar ni Le troupeau aveugle, prouve de nouveau qu’il est au premier rang de la science fiction contemporaine.

nov
23

frankherbert8 octobre 1920, Tacoma (Washington) : naissance de Franck Herbert, nouvelliste et romancier.

Après ses études secondaires, il falsifie son âge réel pour obtenir un poste au “Glendale Star.” Sa décision d’écrire est déjà prise depuis longtemps mais la Seconde guerre mondiale va le freiner temporairement car il s’engage et sert comme photographe dans l’US Navy.

Rendu à la vie civile en 1946, il s’inscrit à l’Université de Washington et rencontre sa seconde femme, Beverly Ann Stuart – qui deviendra sa muse pour “Dune” – lors d’un cours d’écriture créative. Tous deux parviennent assez vite à vendre ce qu’ils produisent, dont deux histoires d’aventure écrites par Herbert et qui se retrouvent dans un pulp de l’époque.

C’est en 1947 que Franck Herbert vend son premier récit de S.F., intitulé “Looking for something.” Mais sa carrière d’écrivain débute vraiment avec la parution, huit ans plus tard, du “Dragon sous la mer”, roman qui mêle le thème de la folie à la vie sous-marine, le tout au XXIème siècle. L’écrivain y prédit des conflits mondiaux au sujet du pétrole. La critique apprécie, le public boude.

En 1959, alors qu’il accumule de la documentation pour un article consacré aux dunes de Florence, Herbert a l’idée de “Dune.” Il lui faudra six ans pour en écrire le premier volume et, sans sa femme, qui reprit une activité salariée, peut-être n’aurait-il jamais pu le faire.

“Dune” rompt avec les canons de l’époque par sa longueur qui le fera rejeter par une vingtaine d’éditeurs après une première parution dans une revue, en deux parties. Finalement, une petite maison d’édition, Chilton, à Philadelphie, accepte de le faire paraître et la critique est dithyrambique. Herbert recevra le prix Nébula en 1965 et le fameux prix Hugo en 1966.

Si le succès de “Dune” ne s’est jamais démenti depuis lors, c’est qu’il est peut-être le premier roman de S.F. à accorder une place primordiale à ce que nous appelons aujourd’hui l’écologie. A ce thème premier, s’ajoutent des questions de politique, de religion, de philosophie … qui donnent à ce roman au style pourtant sans surprise une singulière profondeur. Signalons également que le romancier prend le parti de présenter son intrigue selon plusieurs points de vue, certains contradictoires.

Pour autant, “Dune” n’est pas immédiatement sacré best-seller même si son auteur en obtient des revenus supérieurs à ce qu’il pouvait en attendre. Mais en 1972, la série prend sa vitesse de croisière et Herbert peut réellement se consacrer à l’écriture en abandonnant le journalisme.

C’est de 1972 que date “Et l’Homme créa un Dieu”, sorte de prélude à “Dune.” Le cycle en lui-même comprendra six volumes. Herbert en créera d’autres comme “Le Cycle des Saboteurs” ou encore, avec Bill Ransom, celui du “Programme de Conscience.”

Le romancier est mort en 1986, d’une embolie pulmonaire.

Répétons-le, le style d’Herbert, en dépit de réels efforts, n’est pas précisément transcendant. Mais la façon dont il se sert de l’arsenal de la Science-Fiction pour placer son lecteur face aux grandes peurs du monde moderne est absolument remarquable.

Ainsi, sans complaisance aucune, le romancier pointe du doigt le danger que représente le lien trop étroit entre la politique, l’argent et la religion. Il met en garde contre les leaders charismatiques et/ou illuminés. Il s’intéresse tout particulièrement à la conscience et à l’intelligence artificielles. Enfin, il s’interroge sur la façon dont le langage peut influencer la pensée.

 source : http://notabene.forumactif.com/

nov
23

spinrad1Il est né le 5 septembre 1940 à New York. Licencié en sciences il a d’abord travaillé comme agent littéraire avant d’écrire sa première nouvelle ” le dernier des Romani ” en 1963, puis son premier roman ” Les Solarien ” en 1966. C’est avec son quatrième roman ” Jack Barron et l’éternité ” écrit en 1967 qu’il a atteint la célébrité bien que certains passages de ce roman furent jugés pornographiques. Norman Spinrad est un auteur incontournable depuis les années 70. Ecrivain engagé et critique, à l’humour ravageur et parfois vindicatif, son roman ” Rêve de fer ” écrit en 1972 lui vaudra d’être censuré aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne. En 1988 il s’installe à Paris d’où il écrit en 1991″ Le printemps russe “, l’un des ses meilleurs romans mais aussi l’un des plus critiques envers un système qui s’essouffle.
 

Site perso de l’auteur :
http://ourworld.compuserve.com/homepages/normanspinrad